En quelques mots...

  • Diario de Camino
  • : Voici mon petit journal de route où je conte mon parcour, mes périples et mes aventures dans ce vaste pays qu'est l'Argentine... Prenez des nouvelles et donnez-moi des votre ! 2 mai - 16 août 2008
  • : 21/02/2008

A l'heure où je vis

Où en sommes nous ?

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Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /Août /2008 22:46
Comme vous le savez surement, l'heure est venue pour moi de signer mes derniers articles sur ce blog...

Suite à un long trajet depuis Mendoza où finalement je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer comme vous avez pu le voir dans l'article précédent, je suis arrivé sain et sauf à Buenos Aires.

Après un vol retour où le sommeil fut dur à trouver et une correspondance ratée à Rome (vive Alitalia !!! ), je suis maintenant en France avec la tête chargée de souvenirs et le coeur plein de sentiments pour toutes ces personnes que j'ai pu rencontrer là-bas... 
Je dis donc "Hasta Luego" car, c'est sûr, je reviendrai ! Un pays avec des gens comme ca, on ne peut qu'en tomber amoureux !
Je ferai un ultime article d'ici quelques temps (pour ceux que ca intéresse ! ) afin de tirer une petite conclusion avec un peu de recul de cette belle expérience... un petit bilan quoi !

Enfin je voulais vous remercier, vous fidèles lecteurs d'ici et d'ailleurs qui, pendant ces trois mois et demi, m'ont suivi avec attention et qui m'ont accompagné à travers leurs commentaires (Je remercie les lecteurs timides aussi, ne vous inquiétez pas ! ).

J'espère que mes récits parfois lourds à digérer et que mes photos vous ont permi de voyager un peu et d'avoir un petit apercu de ces magnifiques pays que sont l'Argentine mais aussi la Bolivie.
En ce qui me concerne, ce fut un plaisir de vous conter ce voyage.

Et puis pour maintenir la tradition jusqu'au bout :

                                                                           i Hasta Luego !
 
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Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /Août /2008 20:27

Suite à mon difficile départ de  Jujuy et après de longues heures de bus, je suis arrivé comme prévu à Mendoza. Le dépaysement !  J’ai eu l’impression de revenir en Europe : des Mc Do, des blonds et même des flics qui surveillent la circulation (je ne sais pas vraiment s’ils font quelque chose, mais ils sont là ! ). Tout ca pour dire que je m’y étais bien habitué à ma petite vie de Jujeño  qui, pour deux pédants, paraissait déjà  bien européenne … Ils ne vont pas être déçu en arrivant à Mendoza !

Je n’ai pas chômé comme on dit, depuis que j’ai foulé ce sol « argentino-européen ». Je suis arrivé vers 17h, chargé comme un mulet, à la recherche d’un abris pour passer la nuit… J’ai donc désespérément arpenté les rues jusqu'à ce que je trouve l’hôtel que m’avait indiqué une gentille petite dame du terminal de bus. J’entre donc et je m’y plaisais déjà : petite salle de vie commune bien sympa, prix attractifs, des jeunes partout et … une grande piscine ! Mais je suis vite redescendu de mes rêves quand on m’a dit «  No hay espacio… ». Vous l’aurez compris, j’ai repris tout mes sacs en direction d’un second hôtel que m’a indiqué le boy du précédent.

Il était à l’autre bout de la ville, mais c’était sûr d’y trouver un lit… Je me suis donc dit «  La flemme de marcher ! Je vais attendre un  taxis ! ». Mais une fois de plus, ce n’étais pas comme à Jujuy… J’ai donc attendu au moins une heure et je commençais à me dire qu’il fallait que j’y aille à pieds, chose que je ne voyais pas concevable dans ma condition physique : un seul sandwich ingurgité pendant 24h et 4 heures de sommeil dans un bus… ajoutez là-dessus une grande envie de prendre une douche et je peux vous assurez que vous commencez à vous dire : « pourquoi je  suis parti de Jujuy ??? » ah ah !

C’est à ce moment là qu’un miracle s’est produit ! Un certain Elmar, copain de Mariela ayant appris ma venue dans sa contrée, eu l’excellente idée de m'appeler sur le portable que l’on m’avait prêté (…et que j’aurais d’ailleurs dû laisser à Jujuy…). C’est ce que l’on appelle de la chance donc, car ce cher Elmar m’a proposé de venir me chercher, de laisser mon lourd fardeau chez lui en attendant de trouver un hôtel (chose plus qu’appréciable !) et de m’héberger pour les nuits suivantes (encore plus appréciable !)… Je n’ai donc pas refusé vu le prix des hôtels en général ici… Mais il s’agit bien d’une généralité car celui que l’on a ensuite rencontré n’était « pas très » excessif et d’ailleurs plutôt sympa… il manquait juste la piscine !

Après un bon « bife de lomo » bien argentin pour tuer cette faim torturante et une bonne douche, j’ai passé la soirée avec mes collègues chiliens et argentins de l’hôtel : soirée pour le moins musicale !

Rassurez-vous, arrivent bientôt quelques photos pour atténuer votre concentration à lire sur votre bel écran !

Le lendemain, après une courte nuit (une fois de plus !),  je suis parti en direction de la célèbre route des vins de Mendoza, ville au cœur d’un désert fertile à quelques uns de nos chers cépages…

J’ai donc loué une jolie bicyclette et je suis parti avec un petit groupe d’anglophones (eh oui, je dois travailler mon anglais ! Je n’ai toujours pas mon super diplôme d’anglais…. Merde, pourquoi je pense à ca maintenant moi ??! bref…) rencontré quelques minutes auparavant, pour arpenter le long de dix kilomètres  de nombreuses bodegas et quelques fabriques originales comme, par exemple, celle de liqueurs artisanales (au chocolat, au tabac, absinthe… ). La tradition de ce parcours devenu très touristique, est de déguster les différents breuvages de chaque maison…

Vous comprendrez que le retour, autrement dit : faire les dix kilomètres d’un seul trait, n’a pas été facile pour tout le monde ! C’est sur ces terrains là que l’on fait la différence entre européens et nord américains ! ah ah ! Pauvres d’eux…

 



Juste pour information, bienvenue se dit "bienvenidos" en espagnol; je vous en laisse donc découvrir ce petit jeux de mots...





                       Voici le petit groupe d'acolytes d'un jours, enfin du moins les survivants !


Au soir, après un long repas en compagnie d’Elmar et de sa sœur, j’ai pris la direction aux aurores de Peritentes pour la tant attendue session de snowboard ! Eh oui, j’ai enfin « rider » si je puis dire, la Cordillère des Andes  tant bien que mal ! J’avoue que n’ai jamais eu un niveau exceptionnel, mais j’arrivais tout de même à passer quelques virages sans tomber… avant ! Je ne sais pas si ca venait du matériel, de la neige qui a peut être une texture différente de la notre, des pistes trop abruptes ou tout simplement de mon incapacité, mais mes genoux et mon coccyx se  souviendront de cette expérience ! Rien de cassé mais j’en étais pas loin !

Après quelques descentes, vous l’aurez compris, plus folkloriques que sur la planche, je me suis imposé une petite pause méritée pour repartir d’un meilleur pied.

Mais là, ce fut le drame ! «  Où est passé mon ticket de remontées mécaniques ? Perdu dans une chute périlleuse ? Un méchant voleur ? » Bref, il n’était plus là… Il me restait alors quelques heures devant moi durant lesquelles je me suis décidé à remonter cette grande, très grande montagne à pieds. Je n’allais tout de même pas me laisser abattre comme ca ! Et puis les remontées sont chères !

Après une petite heure de marche à m’enfoncer dans la neige en voyant passer non loin de moi tous ces gens confortablement assis dans leurs télésièges, je suis parvenu au niveau intermédiaire des pistes... 

J’ai donc fait ca deux fois, et les descentes étaient nettement meilleures ! A croire qu’une bonne bière suivit d’un bon trek remettent les choses en place ! L’heure du retour est ensuite arrivée trop rapidement… Une bonne journée qui fait bien plaisir malgré tout ca, il manquait juste un petit rayon de soleil !

Retour de nuit donc vers Mendoza, avec un trajet riche en évènements… Nous avons tout d’abord assisté à la remonté par treuil d’un camion qui avait sans doute voulu prendre un raccourci par le ravin. J’emploi un ton humoristique, mais je peux vous assurer que ce n’était pas joli joli. Et le second évènement majeur fut un impressionnant couloir de tempête de sable en arrivant à Mendoza, qui emportait pas mal de chose avec lui… Une ambiance assez chaotique ! Ca me rappelait certains films hollywoodiens du dimanche soir où l’on pouvait voir des vaches et des tracteurs danser ensemble dans une tornade… Ce n’était bien sûr pas à ce point là, mais c’est juste pour votre imagination !

Bon, et puis après toutes ces émotions et une nuit encore trop courte, je suis parti aujourd'hui même vers 7h du matin en direction de l’Aconcagua … Vous savez cette montagne qui domine les Amériques du haut de ces 6962m (précis hein !) ! Eh bien elle est là, à Mendoza, et je devais aller la voir ainsi qu’un joli pont naturel imaginé par les Incas… Mais j’ai bien dit je devais ! Après quelques  trois heures de route, un gentil gendarme (qui servait à quelque chose lui !) nous arrête et nous demande de faire demi-tour car de violentes chutes de neige ont coupé la route… et puis cette fois-ci, ca aurait peut être été long à pieds !


Quelques photos prises en cours de routes tout de même pour vous consoler :





Petite déception donc, je ne verrais pas l’Aconcagua étant donné que je pars vers Buenos Aires demain pour y retrouver mon cher cousin et ensuite… enfin vous savez quoi !


Et puis voici une photo bonus que je ne savais pas où mettre, juste pour faire rêver mon petit frère ! (l'Argentine te plairait rien que pour ca !!) :


Je vous redonnerai des nouvelles une fois là-bas avant de… enfin vous savez quoi !

                                                                      ¡ Hasta Luego !

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Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 02:13

Je tenais à adresser,
Un au revoir tout particulier,
à cette ville à la fois paisible et animée,
Pour tous ces moments rêvés.

Après plus de deux mois passés,
Au sein de cette jolie contrée,
Il est temps pour moi de partir,
Et de ne laisser derrière moi qu'un souvenir...

Voici donc un grand merci,
Tout d'abord à ma famille d'ici, les Macchi,
Ainsi qu'à Cristina, Griselda et Amanda,
Pour tout ce qu'elles ont fait pour moi...

Mais je ne voudrais pas oublier
Toutes ces personnes rencontrées,
Pour tout ce qu'elles m'ont apportées,
Tous mes élèves, dont notamment Jose.

C'est l'heure donc d'un premier départ,
Une petite larme dans mon histoire,
Mais je me laisse croire
Que ce n'est qu'un au revoir...

Me voici en route pour Mendoza,
Pour quelques jours de froid
A la conquête de mon Argentine et ses beaux endroits,
Qui n'attendent que moi !!! ah ah !

Finisssons donc cette petite poésie,
Peu rythmée, mais j'en avais envie,
De la manière dont il se doit :
¡ Hasta Luego ! comme à chaque fois !







PS: ok, je me la suis joué un peu poète ! Comme c'est mignon ! Mais ca vous fera du bien apres quelques commentaires un peu...

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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 03:14


Non ce n’est pas une peinture, ni un drapeau et encore moins une image de synthèse… Il s’agit bien de notre chère Mère Nature dans ses plus beaux vêtements. Ce contraste bicolore de rêve est le Salar d’Uyuni, l’une des 7 nouvelles merveilles du monde, au sud ouest de la Bolivie.

 

Revenons tout d’abord là où je vous avais laissé : Potosi. On a donc commencé par visiter la « casa de la moneda » (Maison de la Monnaie en traduisant mot à mot, toujours pour les unilinguistes !!!) qui est le berceau du bon vieux capitalisme.

 
Petit point d’histoire pour les curieux : Lors de l’époque coloniale, les pauvres indiens montrèrent avec grand plaisir aux arrivants espagnols leur « colline riche » de Potosi… Ceux-ci y découvrirent une abondance d’argent qu’ils s’empressèrent d’exploiter… ou plutôt, de faire exploiter… Et ce dura pendant près de 3 siècles ( jusqu’à 1850 environs ! )… Il se dit que l’on aurait pu paver une deux fois deux voies entre Madrid et Potosi avec tout l’argent qu’il y ont extrait… Inutile en soi, mais c’est juste pour faire fonctionner votre imagination. Tout ca pour montrer l’importance qu’avait Potosi à l’époque…

 

Ce petit passage culturel qui a peut être peser sur certains pour introduire notre excursion dans ces mines toujours en exploitation, aujourd’hui sous forme de coopérative ( ce qui ne change en rien le travail du mineur…)

 


J’ai donc rangé ma légère claustrophobie dans mes poches et nous sommes descendus dans ces galeries d’argent où la dynamite est toujours d’actualité… vraiment impressionnant ! Je vous laisse apprécier le tout en images ( All right reserved to Ced and Querry for the pictures because mon appareil photo n’aime pas le noir…)

   
 

 

Nous en sommes donc sortis un peu poussiéreux ( il a fallut ramper, escalader, monter à la corde, sauter dans des précipices… enfin vous imaginez bien!) mais époustouflés ! Vous pouvez apercevoir ci-dessus une statue un peu particulière… Cela peut paraître moche et obscène mais il s’agit en fait du Dieu protecteur de la mine à qui on offre alcool, coca et cigarettes pour obtenir sa protection… Le côté obscène quant à lui, est symbole de fertilité…

 

Après une douche bien méritée, nous prîmes la route vers Uyuni. Là encore, les bus Boliviens nous ont réservés quelques surprises, ce qui fait que l’on a débarqué à 5h du matin au lieu de 1h dans l’une des villes les plus froides du pays. Estimations de températures : un pédant nous affirme un petit -15°C, un chevelu quant à lui nous propose un -5 / -10°C et j’annoncerais tout au plus un -5°C. Tout ca pour dire : on se les gelait ! On a donc fini par trouver refuge dans un hotel pour quelques heures de sommeil difficiles ( sous un toit en tôle..) car nos pauvres corps de vaillant mousquetaires étaient congelés… Aucun membre perdus au réveil, donc tout allait pour le mieux ! Nous nous sommes alors armés de chaussettes en laine de lama et de gants pour les nuits futures, et notamment pour notre départ imminent pour le Salar d’Uyuni. Là encore, passage par agence obligatoire au risque de se perdre (eh oui, c’est un désert tout de même !). Après quelques inquiétudes concernant la venue de notre moyen de transport, nous avons débuté notre périple par le cimetière de train.. Eh oui, nous connaissions tous celui des éléphants, eh bien sachez que celui des vieilles locomotives ancestrales existe aussi !!!

 

 

 

 
Direction ensuite vers le tant attendu désert de sel… Pas de commentaires, les clichés suivants vous suffiront pour comprendre…

 

 

 

 


           Désolé Cédric, mais si vous voulez voir quelque chose (ou comprendre...) il va peut être falloir zoomer...

Petite nuit dans un hotel de sel ( oui oui, tout en sel !) avant de repartir vers le Sud-Lipez. Changement total de décors : déserts arides, Lagunes, mais toujours des petites arrêts réparation auto en cours de chemin. Le 4x4 s’est avéré plus qu’utile cette fois-ci… Mais rien ne sert de trop en dire encore une fois, je vous laisse apprécier…

 



Au passage, petit message pour le Mont Blanc : tu nous fais pas peur ! ah ah ! Vous pouvez voir sur la photo suivante nos trois mousquetaires ( dans leurs jolis costumes !) à 5000 m d’altitude… Je vous laisse deviner celle du joli volcan en arrière plan…

 

 
Après une nuit en refuge à -15 / -20°C ( pas très chaud, je vous l’avoue…) nous nous sommes rendu dès l’aube, à 5h30 ( non, je ne vous mens pas, j’étais présent !) pour aller se réchauffer auprès des geysers… La chaleur était là, et l’odeur sulfurique aussi !

 

 

 
Toujours dans ce même objectif de se réchauffer, on a continué notre route vers des bains thermaux très nature. L’idée du bain à 40°C nous tentait bien, mais ce sont les conséquences en sortant qui nous ont repoussées… Vous trouverez peut être que nous sommes des petits poulets, mais les températures extérieures n’avaient pas beaucoup variées depuis la nuit passée…

 

 
On a ensuite reprit la route vers Uyuni, en passant toujours par autant d’endroits insolites…

 

 





Direction l’Argentine pour continuer avec notre premier trajet bolivien sans encombre… Petit passage de frontière tranquille où le douanier s’est seulement interrogé sur ce que pouvait être de la Biafine… On est alors passé par mon cher nord argentin pour que mes deux acolytes découvrent un peu ce lieu magique…

 

 

 

 Nous sommes enfin arrivés à Jujuy ou nous comptions un peu nous reposer, chose qui fut faites après une sympatique soirée à la fois de retrouvailles et de rencontres avec Cristina et Griselda…

 

La suite des évènements était indécise… Il ne me reste que 15 jours, il a donc fallut faire un choix… Et ce n'a pas été une décision facile... La première solution était de reprendre la route avec les deux autres mousquetaires pour voir encore plein de paysages exceptionnels. La seconde, quant à elle, était de rester quelques jours à Jujuy avant de reprendre la route pour passer un peu plus de temps avec toutes ces persones qui me sont chères... Une chose simple a déterminé ma décision : les paysages seront toujours là, alors que cette ambiance qui s'est créée ne sera peut être plus... Vous l'aurez compris, je laisse mes deux compères se diriger seuls vers le sud Argentin...


Je vous redonne bientôt de mes nouvelles,
                                                                       ¡ Hasta Luego !

 

PS : - Merci pour tous vos petits commentaires qui font toujours autant chaud au cœur, même par les plus grand froid ! 
        - Vous auriez quand même pu me rendre visite, ce n'est pas si loin que ca ! (Merci Math, jolie photo !)

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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 00:48

Continuons mon récit là où je l'avais laissé la dernière fois... Pour faire plaisir à tout le monde, ce sera aujourd'hui moins de textes et plus de photos qui savent parler d'elles-même, en vous contant bien sûr l'essentiel...

Mardi, mercredi ou jeudi (j'ai quelques problèmes avec les jours...) mes deux compères et moi-même avons pris la direction de Copacabana; non pas Copacabana du Brésil mais bien en Bolivie. Cette petite bourgade n'a rien de réellement attractif si ce n'est qu'elle borde le célèbre lac Titicaca.

Après une bonne nuit, nous nous sommes rendus sur l'île du soleil, en plein milieu du lac, pour une excursion... Et cette île porte bien son nom ! Au bout d'une rando d'une d'une dizaine de kilomètres à travers plages de sable blanc et collines à environs 4000 m d'altitude, nous ressemblions à une tribu d'Indiens Peaux-Rouges... ( Ne t'inquiètes pas Maman, j'ai de la Biafine !!! Ah Ah ! )





 

Bon, tout ca pour dire qu'après de bonnes heures de marche où l'air se faisait rare, nous méritions bien de manger une bonne truite pêchée dans le lac même ! Eh oui, j'ai enfin mangé du poisson ! Un régal !

 

Et puis, pour profiter de cette lumière du soleil qui, paraît-il, est plus belle qu'ailleurs, on a décidé de dormir sur l'île... Autant dire qu'on a pas été décu de se lever au petit matin...




Retour ensuite vers La Paz pour une session "shopping"... Je vous présente donc les trois nouveaux mousquetaires dans toutes leur splendeur, et nous remercions par ailleurs cette gentille postière bolivienne sans laquelle nous n'aurions pas retrouvé la ressemblance...


En suivit un dimanche animé, pour une fois ! Nous trois, chevaliers des temps modernes, sommes partis en croisade au péril de nos vies avec pour unique monture des vtt..."Et où avait lieu la bataille ?" Me direz-vous ! Il s'agissait en fait d'une bataille contre soi-même : "el camino de la muerte". Pour les unilinguistes : "le chemin de la mort" ! Il paraiterait que ce chemin, autrefois fréquenté en double sens par tout type de véhicules (même si par endroit il y a à peine la place pour une voiture), est le chemin le plus dangeureux du monde... Certains pédants trouveront que non...




Chemin de terre, cailloux, épingles à cheveux... tout ca le long d'une soixantaine de kilomètres sur un dénivelé de 3500 m (départ à 4700 m et arrivée à 1200 m). Un dimanche riche en émotions pour nous vaillant mousquetaires et une bataille gagnée sachant que personne n'y est tombé... Il faut tout de même savoir que la veille de notre aventure, un arbre qui se reposait tranquilement adossé au ravin à sauvé une consoeur francaise en chute libre...

Petite fièvre au lendemain matin, un gros dodo s'est donc imposé toute la journée pour pouvoir nous rendre à Potosi où nous sommes finalement arrivés après quelques heures d'attente en plein milieu du désert bolivien dues à quelques disfonctionnements de transport...

Aujourd'hui à Potosi donc, pour entâmer demain de nouvelles aventures que je vous conterai au plus vite !

                                                               ¡ Hasta Luego !


PS : Bon Anniversaire Magnon !!! J'imagine que vous allez arroser ca comme il se doit... Essayez de me garder un petit verre quand même, je ne rentre pas dans si longtemps que ca ! 

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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /Juil /2008 23:32

Voici venu le moment où je vais vous compter le début de mon périple bolivien…

Je suis donc parti comme je vous l’avais dit vendredi soir après un petit apéro dinatoire au professorat où élèves et professeurs m’ont couvert de cadeaux et de remerciements… Je m’attendais bien à un pot de départ mais à tout ca, nan !

 


 



Départ pour Aguas Blancas, ville frontalière de la bolivie, à minuit et demi. Nous sommes arrivés à destination vers 5h ou 6h du matin. Je dis nous car j’ai voyagé avec Raul et son fils Sebastian que ma chère Cristina m’a permi de rencontrer… Nous sommes alors allés chez l’une de ses soeurs en attendant que la frontière m’ouvre ses portes… Après avoir patienté à l’ombre de la chaleur tropicale et des moustiques, nous avons passé la frontière sans encombre, dans un petit bateau typique et d’une manière qui paraissait très clandestine…

 




Nous sommes alors passé à l’heure bolivienne : il n’était plus 9h mais 8h…

 

Raul m’a donc fait visiter un peu la ville et changer de l’argent, liant le pratique à l’agréable… Et Raul a continue dans cette optique en m’invitant à manger chez son autre soeur qui habite, elle, du côté bolivien de la frontière. Un régal ! Nous nécessitions donc quelques bonnes heures de bus pour la digestion. Chose qui fut faite à 14h30. Je commencais alors à apercevoir le paysage de jungle mélé à celui de la montagne, très différent de l’Argentine.

 
Arrivée vers 20h je crois à Tarija, capitale d'une province qui réclame son indépendance... Nous sommes alors allés chez la troisième soeur de Raul pour dîner (à croire qu'il a des soeurs partout ! ). Raul m'a ensuite gentiment invité à passer la nuit chez lui, à Tarija, chose que j'ai fortement appréciée vu l'état de fatigue dans lequel nous étions.

Réveille au petit matin pour aller acheter mon billet pour La Paz puis prendre un petit Api (je vous présenterai ce délicieux breuvage plus tard...). Petit retour obligatoire chez sa soeur pour le déjeuné, où, là encore, j'ai été plus que bien nourri ! Et d'un côté heureusement, car je prenais alors le bus de 17h pour arriver à 11h à La Paz le lendemain avec pour simples éléments nutritifs une bouteille et un pochon de coca.

La coca, cela fait maintenant plusieurs fois que je vous en parle mais jamais je ne vous ai expliqué le concept... Tout d'abord, soyons clairs : Ce n'est pas une drogue ! Certes c'est à partir de ces feuilles que l'on fabrique la cocaïne, mais c'est tout. Si vous voulez, c'est un peu comme le chocolat... Ce dernier fait grossir, mais sa base, le cacao en lui même ne donne pas ces jolies rondeurs (enfin je crois...) Donc c'est pour dire qu'il n'y a aucun effet secondaire en prenant la coca...

Ceci était juste un petit clin d'oeil pour tous les amoureux et les amoureuses du chocolat. Revenons donc à notre coca... On introduit une feuille de coca dans la bouche en prenant soin de retirer les nervures avec les dents et on vient coincer la feuille entre la gencive et les dents sans la mâcher. On en prend ainsi plusieurs afin d'obtenir une jolie chique au niveau de la joue. Et c'est le suc que dégagent ces feuilles qui donne à la coca toutes ses vertues. La première, celle pour laquelle je la consomme, est qu'elle permet de combattre les mots de tête dûs à l'altitude. Et ca marche ! La seconde est une vertue dégrisante due à sa troisième vertue digestive. Enfin, on dit qu'elle permet aussi de rester éveillé pendant des heures... Un bon compagnon de soirée donc !



Revenons à notre petite chronologie... J'ai donc pris le bus de 17h avec mon sac à dos, mon pochon et ma bouteille de coca après avoir fait mes adieux à Raul et Sebastian. Par ailleurs, je crois que je peux grandement les remercier pour ce qu'ils ont fait pour moi car vous comprendrez que mon voyage aurait pu être beaucoup plus désagréable ! Un grand merci donc à ces deux personnes adorables !

Ce trajet fut pénible... on pourrait presque le comparer au fatigant travail qui consiste à mettre des saussices dans des barquettes pendant 7 heures voire plus par jour (Pour ceux qui ne comprennent pas le pourquoi du comment, c'est normal, là encore c'est un clin d'oeil ! ;)  ). J'ai donc supporté pendant toutes ces heures que je n'ose pas compter, un gentil bolivien très fatigué et un peu enveloppé (je fais référence ici à un personnage de bande dessinnée -voire maintenant du cinéma- qui, vraiment pour ne pas citer, est le grand ami d'Astérix...). Ce cher monsieur s'est donc endormi vers 18h et ne s'est réellement réveillé que vers 10h. Jusque là, rien d'exceptionnel... Mais vient alors l'élément déclencheur : il n'a pas trouvé meilleur coussin que mon épaule pour trouver repos. J'ai donc dû faire preuve de beaucoup d'imagination cette nuit là. Les premiers réflexes sont les petits levés d'épaule qui l'ont éveillé pendant deux minutes, le temps que ses yeux se décollent puis se referment. Puis pour lui montrer qu'il n'était pas mon genre, je lui ai glissé un petit "por favor" bien sec dans le creux de l'oreille qui ne lui a pas fait de mal dans le sens où ca l'a maintenu les yeux grands ouverts pendant 10 minutes !

Et le spectacle s'est donc ensuite reproduit... Je commencais à prendre cette situation comme un petit jeu...Il me fallait donc ruser pour éveiller cet illustre personnage... J'ai donc trouvé LA technique infaillible pour réveiller quelqu'un genre "c'est pas moi !" : La bouteille de coca ! Je faisais donc le mec qui avait soif toutes les deux minutes, et vous connaissez tous le bruit que fait une bouteille de soda neuve lors de son ouverture ! Mon cher compagnon a donc vécu un moment terrible jusqu'à temps que ma chère bouteille me trahisse... Eh oui, elle ne faisait plus pchiiiiiiiit, ni pchiiit, ni même un petit pcht....Rien ! J'ai alors utilisé tout un tas de stratèges jusqu'à temps que j'accepte de dormir en la chaleureuse compagnie de mon voisin...

Je suis alors arrivé à destination : La Paz.






J'étais alors tout content d'arriver pour enfin me rassasier cet estomac bien vide à l'ambassade de France pour le 14 juillet pour tous les ressortissants... Evènement qui a lieu tous les ans depuis des générations... Eh bien cette année, nan ! Le gentil gendarme à l'entrée me demandait une invitation "consulaire" comme il disait. Bon, j'admet que j'avais l'air d'un clochard à côté de tout ces gens en costard... La raison de ce grand bouleversement est une décision directe de notre cher président de la République francaise qui a lancé un "plan de restriction budgétaire"...pour une fois que j'aurai pu profiter du fruit des impôts... Je me suis alors retrouvé comme "sans famille", tout seul, avec la faim au ventre (ca faisait tout de même 24h que je n'avais pas mangé de vrai repas ! ) Je ne voudrais pas que vous croyez quoi que ce soit avec ce qui va suivre, mais putain, enfoiré S.rk.z. ! Je m'excuse pour la vulgarité mais là, ca vient du coeur, ou plutôt de l'estomac !

J'ai alors trouvé refuge dans un BackPackers où j'ai arrosé notre chère fête nationale avec des autrichiens, des irlandais et pleins d'autres voyageurs en attendant l'arrivée de deux vagabonds pustulants (et un peu pédants...). Nous avons donc fêté nos retrouvailles comme il se devait avant de partir ensemble vers de nouvelles aventures que je vous conterai prochainement...

                                                           ¡ Hasta Luego !

PS:
      - A cause du décalage horaire et de quelques problèmes d'intempéries transitoires, je n'ai pu souhaiter plus tôt un bon anniversaire à ma chère nouvelle colocataire d'Antoine Noisette ! Désolé Amélie, mais mieux vaut tard que jamais !
      - Tout mes voeux de bonheur à Franck, mon ingé son préféré, pour son mariage !
      - Bonne digestion après ce long récit....

 

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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 05:50

Voici venue l´heure pour moi de quitter ma petite vie de sédentaire pour un temps qui fut, ma foi, forte agréable… Je pars ce soir, sac à dos dans une main et mon courage dans l’autre (même pas besoin des deux ! Hé hé !) pour affronter ces quelques 35h de voyage pour La Paz… 35 h ! Une semaine de temps de travail francaise à regarder par la fenêtre et à dormir si tout va bien…

 

Arrivée normalement prévue pour le 14 juillet, notre chère fête nationale que je tâcherai de célébrer en bonne et due forme !

 

Cette dernière semaine de "travail" fut plutôt tranquille, notamment grâce à la fête nationale, argentine cette fois-ci, du 9 de julio ; une journée qui fut marquée par de nombreuses heures de sommeil suite à une nuit de fête interminable à Zeus puis de nouveau chez Lili…

 

Ce soir, avant mon départ, une petite fête (Ma chère Maman va dire : "encore !? mais ne s'arrête-t'il donc jamais ?!" Hé hé !) est prévue au professorat pour les vacances, le 14 juillet et pour mon au revoir… Ca sent la surprise à plein nez !!! Autant dire que je vais être juste en temps pour prendre mon bus après… mais bon, on verra bien !

 

Ils vont me manquer tous ces gens… C’est pour ca que je pense faire une petite hallte à Jujuy au retour de Bolivie… Ne me demandez pas combien de temps je vais rester là-bas, moi-même je ne le sais pas ! J’emmène donc avec moi le minimum afin de ne pas être encombré tel un bourricot entêté : les vêtements suffisants pour ne pas dégager d’odeurs gênantes au bout d’une semaine, à boire, un peu à manger et un duvet pour les nuits fraîches… Oui, ca aussi je vais aviser sur place car n’ayant pas de guide touristique, je ne sais pas trop où je vais atterrir ni dormir…

 

Mais bon, oublions toutes ces questions… et avec un peu de chance je rencontrerai certains vagabonds non méconnus sur mon chemin !  

 

¡ Hasta luego !

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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 18:53

Comme je vous l’avais dit, j’avais cette semaine un emploi du temps plutôt chargé… Et qui dit chargé, dit riche en émotions !!! hé hé !

 
Au lendemain de mon ultime lundi à assister Cristina à Quinoa (l’école de gastronomie), je suis retourné à l’école 441 de Perico mais cette fois-ci en tant que simple visiteur. En effet, il n’y avait pas de cours ce mardi-ci étant donné que c’était l’anniversaire de l’école ; chose qui implique forcément un acto. Pour faire simple, il s’agit d’un moment où élèves et professeurs se réunissent pour un levé de drapeau très patriotique sous le chant de l’hymne argentin (un très bel hymne d’ailleurs !). Cet acto s’est donc prolongé par tout un festival d’animations… Je vous laisse découvrir tout ca en images :

 

             

            

Un grand moment donc, où vous ne pouvez imaginer la joie des petits insupportables de ma classe du fait que je sois avec eux !

 



Le second évènement majeur de cette semaine fut la sortie de mercredi soir… Oui, oui, de mercredi soir ! Nous nous sommes donc rendus à S.O.S . Une boite qui porte très bien son nom je trouve… Le lieu pour tous les gens en périls cherchant absolument un endroit où se réfugier le temps d’une nuit animée… Bien sympa donc ! retour vers 5h car il fallait assurer un cours le lendemain dans une école secondaire…

    

S’en suivit donc le vendredi, jour où commence officiellement le week-end ! Ce fameux vendredi que je vous avais introduit dans l’article précédent… Mais avant d’arriver au fait que vous attendez tous, je suis sûr (ah ah !), commencons par le commencement… Après un petit cours dans une autre école secondaire de Jujuy, me voici rendu chez Vanesa, en compagnie de Cristina et Gloria pour un petit apéro… petit apéro qui s’est un peu éternisé (il y a des choses qui ne changent pas !!! hé hé !) jusqu’à 20h, tout en sachant que nous avions commencé vers 15h… Après-midi pour le moins sympatique mais il fallait pour moi que je me dirige vers le Principe, une célèbre boite de nuit. « Pourquoi si tôt ??? Pourquoi faire ??? » Eh bien c’est là que débute mon évènement surprise tant attendu, pour lequel je vous avait parlé de répétitions, qui forcément n’ont pas eu lieu !

 

Eh bien non, cher Martin, il ne s’agissait pas d’un acto ! Perdu ! Vous apprendrez que Jujuy est capitale de la jeunnesse et du printemps. Pour ce faire, tous les ans au mois de septembre, chaque école de la ville bâti un char fleuri et illuminé sur lequel défilera la reine de leur établissement… et ces reines sont élues au mois de juillet ! Et la normalement ca doit faire tilt chez vous ! Eh oui, j’ai donc participé à cet évènement plus que populaire à Jujuy : l’élection de la reine d’une des écoles secondaire où j’avais donné des cours.

 

Mais qu’ai-je fait au juste me direz-vous… eh bien ces chères jeunes demoiselles de la classe de francais m’ont demandé si je voulais bien faire le boy pour accompagner les différentes candidates lors de la soirée… Et vu que je suis plutôt brave gars (hé hé !), j’ai donc enfilé le costard (que la petite famille Macchi m'a gentiment prêté ) pour le plus grand plaisir de toutes ! Ah ah ! Ue expérience plutôt drôle donc… Suite à la présentation des 19 candidates, mon cher ami le DJ n’a eu autre bonne idée que de faire présenter tous les boys un à un… Et forcément, il a gardé le meilleur pour la fin ! Ah ah ! Vous n’imaginez pas l’effet que peuvent produire les cris simultanés de toutes les filles d’une boite (il y avait environs 1000 personnes, hommes et femmes confondus bien sûr !) alors que vous venez tout simplement saluer au centre de la piste ! A croire que je suis populaire ici… Ah ah ! L'important étant de garder la tête froide !!! A la vue de cet évènement, le DJ (que j’appelle mon cher ami et vous aller maintenant savoir pourquoi) n’a eu autre bonne idée que d’organiser une petite démo de danse improvisée des boys… Il a donc appelé 10 demoiselles à rejoindre la piste pour nous accompagner nous autre boys… Après un petit temps de retour au calme, nous pouvions enfin sortir notre plus beau déhanché… Vous imaginez bien que je ne me suis pas laissé abattre ! Ah ah ! Soirée sympa et bon enfant donc, mais je suis rentré assez tôt, vers trois heure, non pas que je ne me sentais pas à l’aise en costard, non, loin de là, mais que les différents maux qui me menacaient depuis quelques jours ont pris le dessus… Rien ne vaut donc une bonne nuit réparatrice de 12h pour se remettre d’appoint…

 
                                         (Photos à venir très rapidement pour tous les impatients)

Et il le fallait être d’appoint ! Une journée du samedi un peu inutile jusqu’au moment où je me suis rendu chez Griselda, toujours en compagnie de la même tribu, pour y manger empanadas et tamales, qu’elle sait très bien préparer ! Et pour ne pas trahir les bons moments, nous avons ensuite pris la direction de Zeus ! Je vais être un peu rébarbatif, mais comme d’habitude, sortie à 7h, toujours pas assez fatigué !

 


                 De gauche à droite : Griselda, ???, Cristina, Luis (le copain de Cristina) et Vanesa. Vous pouvez également apprécier l'aptitude du cher photographe, qui je ne sais s'il était dans un état second ou non...

Direction : un lieu magique ! Un endroit certes illégal ici, mais c’est ce qui lui donne tout son charme ! En apparence, rien : un grand mur en tôle rouillée avec la porte assortie… Mais si vous trouvez la petite sonnette convenablement cachée et que vous faites le bon code avec celle-ci, Lili vous ouvre cette vieille porte rouillée comme par magie ! Vous entrez alors chez elle, enfin tout le monde appelle ce lieu comme ca (chez Lili ), une fille de 25 ans environs qui se fait son petit business à travers ce bar bien underground… A l’intérieur, une ambiance basée en quelque sorte sur le respect : chacun sait que s’il fait preuve de violence ou autre excès, il met en péril ce lieu utopique dignes des plus grand films d’action nord-américain… Un joli squat où il fait bon rire (ou dormir paraît-il ! Cf. un certain icamien passé par ici l’année antérieure) jusque bien au-delà de l’aube ! Les rayons de soleil traversant les orifices de la porte délabrée commencaient alors à briller sérieusement fort, ce qui nous indiquait qu’il était temps pour nous de rentrer…




 

Enfin non, je vous mens un peu, on voyait plutôt les choses comme ca :

 

 

Grosse fatigue comme vous pouvez l’imaginer ! Il était 10 h tout de même ! Une longue nuit s’est donc imposée jusqu’à 18h, toujours dans l’esprit d’être en forme pour les évènements futurs !

 

J’entâme donc ma dernière semaine comme prof de francais… Ca va me manquer dites donc ! A vrai dire je préfère ce côté là de la classe, c’est beaucoup moins pénible ! Et surtout beaucoup plus tranquille ! Ahh ! Quelle bande de veinards tous ces profs… Hé hé !!!

Et puis petit séjour normalement prévu en Bolivie la semaine prochaine , mais je vous transmettrai des nouvelles d’ici là…

En attendant, un grand merci à vous tous pour vos nombreuses visites et vos petits commentaires qui font bien plaisir… C’est le genre de choses qui me font dire qu’il va falloir fêter tout ca avec beaucoup de monde à mon retour ! Promis, je vous ramène de la cumbia pour animer les soirées !!! Hé hé, vous n’allez pas être décu !

 

¡ Hasta luego !

 

Menu du jour :                                               les Humitas

 


Même principe que les Tamales, les Humitas sont constituées d’une riche pâte à base de maïs où sont ajoutés tout un assortiment d’ingrédients peu discernables à la vue… Une chose est sûre, c’est qu’il y a du fromage !

Le tout est alors enveloppé dans une feuille de maïs et plongé dans de l’eau bouillante pendant environs une heure… Elles peuvent se manger sucrées ou salées selon les goûts. Un petit délice qui sait calmer les plus grosses faims !

 

PS :

- Toutes mes félicitations à mon cher petit frère pour sa réussite au bac !!! Je félicite par la même occasion mes chers amis Mat et Quentin pour leurs BTS (tanpis Nico, ce sera pour la prochaine fois ! ; )  ) ainsi que tous ceux qui ont réussi quelque chose récemment dans leur vie dont je ne serais pas au courant !!!

- Un grand merci à Cédric et Guillaume pour la libération d’Ingrid, il était temps qu’elle rentre à la maison… (Plus d’explications concernant le stratagème sur leur blog…)


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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 20:30

Le temps passe vite ici, voire même trop vite… Il ne me reste plus que deux semaines à tenir ce rôle de prof et je reprend ensuite la route… Petit passage nostalgique pour introduire le récit de mes aventures des jours passés.

 

Il y a maintenant trois semaines, ma chère classe de 4ième année du professorat commencait à réaliser un projet en classe de tourisme… « Pourquoi nous raconte t’il ca ? » me direz-vous… eh bien tout simplement car ce projet était d’organiser une sortie touristique dans la région de Palpala pour… moi ! Sympa, non ?! En ce qui me concerne, je trouve ce genre de projet très intéressant ! ah ah ! Et cette sortie a donc eut lieu ce samedi passé !

 

9h15 du matin, nous prenons la route vers Rio Blanco (20 minutes de Jujuy) où nous étions sensés tous nous retrouver… Bien sûr tout le monde n’était pas là, sinon nous ne serions pas en Argentine ! nous avons donc visité cette petite ville, lieu incontournable du carnaval (qui n’est malheureusement pas en ce moment…) et de pélerinage. Nous sommes également rentrés dans une petite église bien particulière – je ne me souviens plus du nom- où une sœur jouait de la guitare et l’assemblée chantait et dansait de manière très singulière voire caricaturale… Effet surprenant lorsque l’on n’est pas habitué !

 

Nous avons ensuite pris la route vers Palpala où le minibus que l’on avait réservé devait nous attendre... Là encore, il ne fallait pas oublier dans quel pays nous étions ! Nous avons donc attendu pendant près de deux heures son arrivée… Ce temps a permi aux retardataires de nous rejoindre. Une fois que notre cher moyen de transport s’est décidé à venir, nous avons pris la direction de Zapla, en plein cœur de la jungle. Nous dégustons sur place quelques tamales avant de nous diriger vers les mines…

 



Nous nous sommes donc rendu sous terre pendant près d’une heure pour découvrir, en compagnie de nos amies les chauves-souris, ce lieu impressionnant : plus de 600 mètres de profondeur ! Vous excuserez le manque d’illustrations mais avec la faible lumière et le fort taux d’humidité qui résidaient dans ces galeries interminables, mes photos ne rendaient rien…

 

J’ai donc tenté de me rattraper avec la petite session d’acrobranche qui suivit cette expédition souterraine… Rattrapage que vous ne pouvez pour l’instant pas voir car  j’ai quelques problèmes pour charger la vidéo…(je tâcherais de mettre à jour l’article courant de la semaine : vidéo et photos que l’on doit m’envoyer)  Il s’agit en effet d’une petite séquence où je vous fait partager une petite descente de tyrolienne en position « vol de l’aigle » comme ils l’appellent ici… autrement dit avec une simple corde dans le dos sans nul moyen de se retenir !

 

Mais le moment le plus riche en adrénaline ne fût pas la traversée en elle-même… Il s’agissait plutôt de la descente de l’arbre dans lequel je me suis retrouvé perché ! Le problème c’est que les Argentins ne doivent pas connaître les échelles de plus de 10 mètres… donc pour descendre, il faut sauter ! Mais rassurez-vous, toujours avec cette bonne vieille corde attachée dans le dos et un moniteur qui la retient avant de toucher sol ! Petite chute libre où l’on croit vraiment que l’on va s’écraser… Autant dire que l’on se doit de faire confiance à ce cher moniteur ! Une bonne poussée d’adrénaline donc ! Après ces émotions, nous avons donc repris la route vers San Salvador de Jujuy…


De gauche a droite : Elena, Mabel, Vanesa, Cristina, Gloria, ???, Suzana
                           Delicia, Maria Elene, Luisa, Sonia et la chère prof de tourisme posant genre "Palm Beach"


Ce fut une sortie très agréable et riche en divertissements ! Je remercie donc cette petite classe bien sympathique pour ces beaux moments partagés !

 

Mais vous vous doutez bien que je n’allais pas m’arrêter là ! L’appel de la cumbia résonnait alors en moi ! Repas, douche et me voilà repartit cette fois-ci en direction de Zeus ! Petite ovation du DJ en arrivant : « et voici qu’arrive le…….Francais !!! » ! Rien de tel donc pour se mettre en jambe (ah ah ! c’est le cas de le dire !) et ce jusqu’à 7h du matin environs… Mes chers genoux commencaient à me dire «  tu es fatigué ! » Mais ils ne me l’ont pas dit assez fort ! Alors nous sommes allés à l’After ! Un bar dansant qui, comme son nom l’indique, ferme très tard (ou très tôt, comme vous préférez !). Un gros dodo s’est ensuite imposé vers 9h quand je suis rentré à la petite maison Macchi… Autant dire que j’étais un peu décalé quand j’ai ouvert les yeux à 17h ! Un dimanche très peu constructif donc !

 

Toutes ces aventures pour me libérer l’esprit avant d’entamer une semaine chargée ! Au programme : cours à l’école de gastronomie, dans deux écoles secondaires, comme toujours au professorat de francais, et répétitions pour vendredi prochain…

« Mais qu’il y a-t-il vendredi prochain ?! » Je vous laisse patienter, je vous donnerai la réponse en image le moment venu !!!

 

¡ Hasta Luego !


Et pour les inconditionnels : Menu du jour ! Aujourdh'hui, la Milanesa :


                 Vous imaginez bien que la photo de moi ! Mais je vous l'avais promi ! Chose promise, chose due !

Alors, qu'est-ce que c'est ??? Bien, vous connaissez tous le poisson pané ?! eh bien c'est le même principe... sauf que vous apprendrez qu'en Argentine, "le poisson, c'est pas bon"... Il s'agit donc de fines tranches de viandes, panées au four. De nombreuses variantes sont possibles, comme la Suprema, qui est constituée de tranches de blanc de poulet entre lesquelles se trouvent jambon et fromage ! Milanesa et Suprema se mangent généralement avec des légumes et/ou des frites... Un plat riche et savoureux, un de mes préférés je crois !

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Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /Juin /2008 19:04

Eh oui, je suis de nouveau retourné dans ce magnifique nord argentin !!! Vous vous lasserez peut être de lire mes récits d’excursion dans cette immense Quebrada, mais moi je ne me lasserai pas d’y retourner !

 

Mais avant ca, petit aparté qui est pour moi important :

BON ANNIVERSAIRE MAMAN !

Voilà, j’y ai pensé ! Eh bien oui, on ne dirait pas comme ca, mais je pense à toi Maman ! ah ah !

 

Pour commencer, voici un petit retour sur ma semaine de travail passée… Eh oui, il ne faudrait tout de même pas croire que je ne fait que me promener !!! Je suis prof moi ! ah ah !

Cette semaine, mardi me semble t’il, je me suis rendu en visite dans une école primaire de Perico, là où je donnais déjà des cours dans une classe secondaire… La directrice a convoqué toute l’école pour fêter ma venue ! A croire que j’ai une tête d’évènement national… Outre ce fait jusque là jamais expérimenté, ce sont des gamins adorables ! Et sages en plus, ce qui est difficile à trouver par exemple dans les classes secondaires ! Je me suis permis de prendre quelques photos que je vous fait parvenir étant donné que je ne retournerai pas dans cette école… En effet je ne suis pas très utile à ce niveau, si ce n’est pour faire « la bête de foire » comme dirait l’un de mes fidèles lecteurs ! ;)


                     



                    

D’autres photos sont à venir, dont notamment moi-même en action… Si si, je vous jure ! Enfin si la prof que vous pouvez apercevoir me les envoie… Je marque bien ce point car je sais qu’elle lit un peu mon aventure à travers ce blog… Ah ah !
(Alejandra, sabes lo que tienes que hacer !) Ah oui, j’avais oublié de vous dire, je parle un peu espagnol aussi ! Ah ah ! (je ne sais pas ce que j’ai aujourd´hui, j’ai un sens de l’humour très développé…)

   

Bon, mis à part ca, petite semaine tranquille, je poursuis toujours mon travail de professeur de francais au professorat tous les soirs de 18h30 à 23h20… Enfin non, je mens ! Cette semaine, en raison des différentes grêves de bus et tout le tralala, les cours terminaient à 22h… C’est un peu le bordel en ce moment dans ce grand pays (pour ceux qui veulent plus d’informations, je les invites à se diriger vers le lien suivant : www.google.com et d’y entrer les mots «  grêve », «  argentine » et « pourquoi ???» et avec un peu de chance vous aurez votre explication ! Ah ah ! )

 

Une semaine plutôt peinard donc, mais avec toujours autant d’envie de transmettre ma chère langue maternelle…

 

Venons-en aux faits… Ma folle journée dans le nord ! Cette fois-ci, je m’y suis rendu avec un sacré commis : Jose ! Un gars vraiment sympa !  C’est l’un des mes élèves du professorat, et il m’a gentiment proposé de m’accompagner ! Nous sommes donc partis en duo en direction de Humahuaca, petite ville perdue dans les montagnes à environ 3000 m d’altitude… Le tout sans oublier la coca !

 

 

Nous nous sommes vite rendu compte que cette pauvre ville d’origine indienne est aujourd’hui victime de son propre charme : des cars de touristes, autant de Français qu’à Ambillou-Château (et encore plus d’Allemands…) et des prix qui s’enflamment sous le soleil pesant de ce climat aride… (Pas facile de prendre une photo sans avoir une tête inconnue dessus...mais j'ai fait au mieux ! ) Un peu décu de ce point donc… mais il est vrai que cet endroit dégage quelque chose de particulier ! A voir tout de même !

 

      

 


 

                                                                (Pour toi Gris !)

Pour fuir ce parc à touristes, nous avons donc pris un joli bus (photo disponible dans l'album ci contre) pour nous rendre dans un tout petit hameau voisin nommé Uquia… Uquia est synonyme de tranquillité, de traditionnalité et surtout d’authenticité ! Exactement ce que l’on cherchait !
Je vous laisse visiter en photos !

  


     

                       

Retour donc à la tombée de la nuit vers Jujuy… Je prend maintenant le chemin de la cuisine pour me remplir cette panse bien dégarnie, et qui sait, peut-être me laisser tenter par une petite virée nocturne… !

   


Voici venue l’heure de ce que l’on peut maintenant appeler une tradition :

 

¡ Hasta Luego ! 

 

PS :
- Je m’excuse auprès des fins gourmets qui espéraient un nouveau plat typique, mais j’attends d’avoir l’occasion de prendre une jolie photo pour que votre imagination ne parte pas dans tous les sens lors de mes explications parfois farfelues… Je vous laisse donc saliver jusqu’au prochain article !

- J’espère que vous avez bien profité de la fête de la musique pour moi, car ici le 21 juin il n’y a rien si ce n’est que c’est le début officiel de l’hiver…  


  
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