Suite à mon difficile départ de Jujuy et après de longues heures de bus, je suis arrivé comme prévu à Mendoza. Le dépaysement ! J’ai eu
l’impression de revenir en Europe : des Mc Do, des blonds et même des flics qui surveillent la circulation (je ne sais pas vraiment s’ils font quelque chose, mais ils sont là ! ). Tout
ca pour dire que je m’y étais bien habitué à ma petite vie de Jujeño qui, pour deux pédants, paraissait déjà bien européenne … Ils ne vont
pas être déçu en arrivant à Mendoza !
Je n’ai pas chômé comme on dit, depuis que j’ai foulé ce sol
« argentino-européen ». Je suis arrivé vers 17h, chargé comme un mulet, à la recherche d’un abris pour passer la nuit… J’ai donc désespérément arpenté les rues jusqu'à ce que je
trouve l’hôtel que m’avait indiqué une gentille petite dame du terminal de bus. J’entre donc et je m’y plaisais déjà : petite salle de vie commune bien sympa, prix attractifs, des jeunes
partout et … une grande piscine ! Mais je suis vite redescendu de mes rêves quand on m’a dit « No hay espacio… ». Vous l’aurez compris, j’ai repris tout mes sacs en direction d’un
second hôtel que m’a indiqué le boy du précédent.
Il était à l’autre bout de la ville, mais c’était sûr d’y trouver un lit…
Je me suis donc dit « La flemme de marcher ! Je vais attendre un taxis ! ». Mais une fois de plus, ce n’étais pas
comme à Jujuy… J’ai donc attendu au moins une heure et je commençais à me dire qu’il fallait que j’y aille à pieds, chose que je ne voyais pas concevable dans ma condition
physique : un seul sandwich ingurgité pendant 24h et 4 heures de sommeil dans un bus… ajoutez là-dessus une grande envie de prendre une douche et je peux vous assurez que vous
commencez à vous dire : « pourquoi je suis parti de Jujuy ??? » ah
ah !
C’est à ce moment là qu’un miracle s’est produit ! Un certain Elmar,
copain de Mariela ayant appris ma venue dans sa contrée, eu l’excellente idée de m'appeler sur le portable que l’on m’avait prêté (…et que j’aurais d’ailleurs dû laisser à Jujuy…).
C’est ce que l’on appelle de la chance donc, car ce cher Elmar m’a proposé de venir me chercher, de laisser mon lourd fardeau chez lui en attendant de trouver un hôtel (chose plus
qu’appréciable !) et de m’héberger pour les nuits suivantes (encore plus appréciable !)… Je n’ai donc pas refusé vu le prix des hôtels en général ici… Mais il s’agit bien d’une généralité
car celui que l’on a ensuite rencontré n’était « pas très » excessif et d’ailleurs plutôt sympa… il manquait juste la piscine !
Après un bon « bife de lomo » bien argentin pour tuer cette faim
torturante et une bonne douche, j’ai passé la soirée avec mes collègues chiliens et argentins de l’hôtel : soirée pour le moins musicale !
Rassurez-vous, arrivent bientôt quelques
photos pour atténuer votre concentration à lire sur votre bel écran !
Le lendemain, après une courte nuit (une fois de plus !), je suis parti en direction de la célèbre route des vins de Mendoza, ville au cœur d’un désert fertile à quelques uns de nos chers cépages…
J’ai donc loué une jolie bicyclette et je suis parti avec un petit groupe
d’anglophones (eh oui, je dois travailler mon anglais ! Je n’ai toujours pas mon super diplôme d’anglais…. Merde, pourquoi je pense à ca maintenant moi ??! bref…) rencontré quelques
minutes auparavant, pour arpenter le long de dix kilomètres de nombreuses bodegas et quelques fabriques originales comme, par exemple, celle de
liqueurs artisanales (au chocolat, au tabac, absinthe… ). La tradition de ce parcours devenu très touristique, est de déguster les différents breuvages de chaque maison…
Vous comprendrez que le retour, autrement dit : faire les dix kilomètres
d’un seul trait, n’a pas été facile pour tout le monde ! C’est sur ces terrains là que l’on fait la différence entre européens et nord américains ! ah
ah ! Pauvres d’eux…
Juste pour information, bienvenue se dit
"bienvenidos" en espagnol; je vous en laisse donc découvrir ce petit jeux de mots...
Voici le petit groupe d'acolytes
d'un jours, enfin du moins les survivants !
Au soir, après un long repas en compagnie d’Elmar et de sa sœur, j’ai pris la direction aux aurores de Peritentes pour la tant attendue session de snowboard ! Eh oui, j’ai
enfin « rider » si je puis dire, la Cordillère des Andes tant bien que mal ! J’avoue que n’ai jamais eu un niveau exceptionnel, mais j’arrivais tout de même à passer quelques
virages sans tomber… avant ! Je ne sais pas si ca venait du matériel, de la neige qui a peut être une texture différente de la notre, des pistes trop abruptes ou tout simplement de mon
incapacité, mais mes genoux et mon coccyx se souviendront de cette expérience ! Rien de cassé mais j’en étais pas loin !
Après quelques descentes, vous l’aurez compris, plus folkloriques que sur la
planche, je me suis imposé une petite pause méritée pour repartir d’un meilleur pied.
Mais là, ce fut le drame ! « Où est passé mon ticket de remontées
mécaniques ? Perdu dans une chute périlleuse ? Un méchant voleur ? » Bref, il n’était plus là… Il me restait alors quelques heures devant moi durant lesquelles je me suis
décidé à remonter cette grande, très grande montagne à pieds. Je n’allais tout de même pas me laisser abattre comme ca ! Et puis les remontées sont chères !
Après une petite heure de marche à m’enfoncer dans la neige en voyant passer
non loin de moi tous ces gens confortablement assis dans leurs télésièges, je suis parvenu au niveau intermédiaire des pistes...
J’ai donc fait ca deux fois, et les descentes étaient nettement
meilleures ! A croire qu’une bonne bière suivit d’un bon trek remettent les choses en place ! L’heure du retour est ensuite arrivée trop rapidement… Une bonne journée qui fait bien
plaisir malgré tout ca, il manquait juste un petit rayon de soleil !
Retour de nuit donc vers Mendoza, avec un trajet riche en évènements… Nous
avons tout d’abord assisté à la remonté par treuil d’un camion qui avait sans doute voulu prendre un raccourci par le ravin. J’emploi un ton humoristique, mais je peux vous assurer que ce n’était
pas joli joli. Et le second évènement majeur fut un impressionnant couloir de tempête de sable en arrivant à Mendoza, qui emportait pas mal de chose avec lui… Une ambiance assez chaotique !
Ca me rappelait certains films hollywoodiens du dimanche soir où l’on pouvait voir des vaches et des tracteurs danser ensemble dans une tornade… Ce n’était bien sûr pas à ce point
là, mais c’est juste pour votre imagination !
Bon, et puis après toutes ces émotions et une nuit encore trop courte, je suis
parti aujourd'hui même vers 7h du matin en direction de l’Aconcagua … Vous savez cette montagne qui domine les Amériques du haut de ces 6962m (précis hein !) ! Eh bien elle est là,
à Mendoza, et je devais aller la voir ainsi qu’un joli pont naturel imaginé par les Incas… Mais j’ai bien dit je devais ! Après quelques trois
heures de route, un gentil gendarme (qui servait à quelque chose lui !) nous arrête et nous demande de faire demi-tour car de violentes chutes de neige ont coupé la route… et puis cette
fois-ci, ca aurait peut être été long à pieds !
Quelques photos prises en cours de routes tout de même pour vous consoler :
Petite déception donc, je ne verrais pas l’Aconcagua étant donné que je pars vers Buenos Aires demain pour y retrouver mon cher cousin et ensuite… enfin vous savez
quoi !
Et puis voici une photo bonus que je ne savais pas où mettre, juste pour faire rêver mon petit frère ! (l'Argentine te plairait rien que pour ca !!) :
Je vous redonnerai des nouvelles une fois là-bas avant de… enfin vous savez quoi !
¡ Hasta Luego !