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Voici venu le moment où je vais vous compter le début de mon périple bolivien…
Je suis donc parti comme je vous l’avais dit vendredi soir après un petit apéro dinatoire au professorat où élèves et professeurs m’ont couvert de cadeaux et de remerciements… Je m’attendais bien à un pot de départ mais à tout ca, nan !
Départ pour Aguas Blancas, ville frontalière de la bolivie, à minuit et demi. Nous sommes arrivés à destination vers 5h ou 6h du matin. Je dis nous car j’ai voyagé avec Raul et son fils Sebastian que ma chère Cristina m’a permi de rencontrer… Nous sommes alors allés chez l’une de ses soeurs en attendant que la frontière m’ouvre ses portes… Après avoir patienté à l’ombre de la chaleur tropicale et des moustiques, nous avons passé la frontière sans encombre, dans un petit bateau typique et d’une manière qui paraissait très clandestine…
Nous sommes alors passé à l’heure bolivienne : il n’était plus 9h mais 8h…
Raul m’a donc fait visiter un peu la ville et changer de l’argent, liant le pratique à l’agréable… Et Raul a continue dans cette optique en m’invitant à manger chez son autre soeur qui habite, elle, du côté bolivien de la frontière. Un régal ! Nous nécessitions donc quelques bonnes heures de bus pour la digestion. Chose qui fut faite à 14h30. Je commencais alors à apercevoir le paysage de jungle mélé à celui de la montagne, très différent de l’Argentine.
Arrivée vers 20h je crois à Tarija, capitale d'une province qui réclame son indépendance... Nous sommes alors allés chez la troisième soeur de Raul pour dîner (à croire qu'il a des soeurs partout
! ). Raul m'a ensuite gentiment invité à passer la nuit chez lui, à Tarija, chose que j'ai fortement appréciée vu l'état de fatigue dans lequel nous étions.
Réveille au petit matin pour aller acheter mon billet pour La Paz puis prendre un petit Api (je vous présenterai ce délicieux breuvage plus tard...). Petit retour obligatoire chez sa soeur pour
le déjeuné, où, là encore, j'ai été plus que bien nourri ! Et d'un côté heureusement, car je prenais alors le bus de 17h pour arriver à 11h à La Paz le lendemain avec pour simples éléments
nutritifs une bouteille et un pochon de coca.
La coca, cela fait maintenant plusieurs fois que je vous en parle mais jamais je ne vous ai expliqué le concept... Tout d'abord, soyons clairs : Ce n'est pas une drogue ! Certes c'est à partir de
ces feuilles que l'on fabrique la cocaïne, mais c'est tout. Si vous voulez, c'est un peu comme le chocolat... Ce dernier fait grossir, mais sa base, le cacao en lui même ne donne pas ces
jolies rondeurs (enfin je crois...) Donc c'est pour dire qu'il n'y a aucun effet secondaire en prenant la coca...
Ceci était juste un petit clin d'oeil pour tous les amoureux et les amoureuses du chocolat. Revenons donc à notre coca... On introduit une feuille
de coca dans la bouche en prenant soin de retirer les nervures avec les dents et on vient coincer la feuille entre la gencive et les dents sans la mâcher. On en prend ainsi plusieurs afin
d'obtenir une jolie chique au niveau de la joue. Et c'est le suc que dégagent ces feuilles qui donne à la coca toutes ses vertues. La première, celle pour laquelle je la consomme, est qu'elle
permet de combattre les mots de tête dûs à l'altitude. Et ca marche ! La seconde est une vertue dégrisante due à sa troisième vertue digestive. Enfin, on dit qu'elle permet aussi de rester
éveillé pendant des heures... Un bon compagnon de soirée donc !
Revenons à notre petite chronologie... J'ai donc pris le bus de 17h avec mon sac à dos, mon pochon et ma bouteille de coca après avoir fait mes adieux à Raul et Sebastian. Par ailleurs, je crois
que je peux grandement les remercier pour ce qu'ils ont fait pour moi car vous comprendrez que mon voyage aurait pu être beaucoup plus désagréable ! Un grand merci donc à ces deux personnes
adorables !
Ce trajet fut pénible... on pourrait presque le comparer au fatigant travail qui consiste à mettre des saussices dans des barquettes pendant 7 heures voire plus par jour (Pour ceux qui
ne comprennent pas le pourquoi du comment, c'est normal, là encore c'est un clin d'oeil ! ;) ). J'ai donc supporté pendant toutes ces heures que je n'ose pas compter, un gentil
bolivien très fatigué et un peu enveloppé (je fais référence ici à un personnage de bande dessinnée -voire maintenant du cinéma- qui, vraiment pour ne pas citer, est le grand ami d'Astérix...).
Ce cher monsieur s'est donc endormi vers 18h et ne s'est réellement réveillé que vers 10h. Jusque là , rien d'exceptionnel... Mais vient alors l'élément déclencheur : il n'a pas trouvé meilleur
coussin que mon épaule pour trouver repos. J'ai donc dû faire preuve de beaucoup d'imagination cette nuit là . Les premiers réflexes sont les petits levés d'épaule qui l'ont éveillé pendant
deux minutes, le temps que ses yeux se décollent puis se referment. Puis pour lui montrer qu'il n'était pas mon genre, je lui ai glissé un petit "por favor" bien sec dans le creux de l'oreille
qui ne lui a pas fait de mal dans le sens où ca l'a maintenu les yeux grands ouverts pendant 10 minutes !
Et le spectacle s'est donc ensuite reproduit... Je commencais à prendre cette situation comme un petit jeu...Il me fallait donc ruser pour éveiller cet illustre personnage... J'ai donc
trouvé LA technique infaillible pour réveiller quelqu'un genre "c'est pas moi !" : La bouteille de coca ! Je faisais donc le mec qui avait soif toutes les deux minutes, et vous connaissez tous le
bruit que fait une bouteille de soda neuve lors de son ouverture ! Mon cher compagnon a donc vécu un moment terrible jusqu'à temps que ma chère bouteille me trahisse... Eh oui, elle ne faisait
plus pchiiiiiiiit, ni pchiiit, ni même un petit pcht....Rien ! J'ai alors utilisé tout un tas de stratèges jusqu'à temps que j'accepte de dormir en la chaleureuse compagnie de mon voisin...
Je suis alors arrivé à destination : La Paz.
J'étais alors tout content d'arriver pour enfin me rassasier cet estomac bien vide à l'ambassade de France pour le 14 juillet pour tous les ressortissants... Evènement qui a lieu tous les ans
depuis des générations... Eh bien cette année, nan ! Le gentil gendarme à l'entrée me demandait une invitation "consulaire" comme il disait. Bon, j'admet que j'avais l'air d'un clochard à côté de
tout ces gens en costard... La raison de ce grand bouleversement est une décision directe de notre cher président de la République francaise qui a lancé un "plan de restriction budgétaire"...pour
une fois que j'aurai pu profiter du fruit des impôts... Je me suis alors retrouvé comme "sans famille", tout seul, avec la faim au ventre (ca faisait tout de même 24h que je n'avais pas mangé de
vrai repas ! ) Je ne voudrais pas que vous croyez quoi que ce soit avec ce qui va suivre, mais putain, enfoiré S.rk.z. ! Je m'excuse pour la vulgarité mais là , ca vient du coeur, ou plutôt de
l'estomac !
J'ai alors trouvé refuge dans un BackPackers où j'ai arrosé notre chère fête nationale avec des autrichiens, des irlandais et pleins d'autres voyageurs en attendant l'arrivée de deux vagabonds
pustulants (et un peu pédants...). Nous avons donc fêté nos retrouvailles comme il se devait avant de partir ensemble vers de nouvelles aventures que je vous conterai prochainement...
¡
Hasta Luego !
PS:
- A cause du décalage horaire et de quelques problèmes d'intempéries transitoires, je n'ai pu souhaiter plus tôt un bon anniversaire à ma chère nouvelle colocataire
d'Antoine Noisette ! Désolé Amélie, mais mieux vaut tard que jamais !
- Tout mes voeux de bonheur à Franck, mon ingé son préféré, pour son mariage !
- Bonne digestion après ce long récit....