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Non ce n’est pas une peinture, ni un drapeau et encore moins une image de synthèse… Il s’agit bien de notre chère Mère Nature dans ses plus beaux vêtements. Ce contraste bicolore de rêve est le
Salar d’Uyuni, l’une des 7 nouvelles merveilles du monde, au sud ouest de la Bolivie.
Revenons tout d’abord là où je vous avais laissé : Potosi. On a donc commencé par visiter la « casa de la moneda » (Maison de la Monnaie en traduisant mot à mot, toujours pour les unilinguistes !!!) qui est le berceau du bon vieux capitalisme.
Petit point d’histoire pour les curieux : Lors de l’époque coloniale, les pauvres indiens montrèrent avec grand plaisir aux arrivants espagnols leur « colline
riche » de Potosi… Ceux-ci y découvrirent une abondance d’argent qu’ils s’empressèrent d’exploiter… ou plutôt, de faire exploiter… Et ce dura pendant près de 3 siècles ( jusqu’à 1850
environs ! )… Il se dit que l’on aurait pu paver une deux fois deux voies entre Madrid et Potosi avec tout l’argent qu’il y ont extrait… Inutile en soi, mais c’est juste pour faire
fonctionner votre imagination. Tout ca pour montrer l’importance qu’avait Potosi à l’époque…
Ce petit passage culturel qui a peut être peser sur certains pour introduire notre excursion dans ces mines toujours en exploitation, aujourd’hui sous forme de coopérative ( ce qui ne change en rien le travail du mineur…)
J’ai donc rangé ma légère claustrophobie dans mes poches et nous sommes descendus dans ces galeries d’argent où la dynamite est toujours
d’actualité… vraiment impressionnant ! Je vous laisse apprécier le tout en images ( All right reserved to Ced and Querry for the pictures because mon appareil photo n’aime pas le
noir…)
Nous en sommes donc sortis un peu poussiéreux ( il a fallut ramper, escalader, monter à la corde, sauter dans des précipices… enfin vous imaginez bien!) mais époustouflés ! Vous pouvez apercevoir ci-dessus une statue un peu particulière… Cela peut paraître moche et obscène mais il s’agit en fait du Dieu protecteur de la mine à qui on offre alcool, coca et cigarettes pour obtenir sa protection… Le côté obscène quant à lui, est symbole de fertilité…
Après une douche bien méritée, nous prîmes la route vers Uyuni. Là encore, les bus Boliviens nous ont réservés quelques surprises, ce qui fait que l’on a débarqué à 5h du matin au lieu de 1h dans l’une des villes les plus froides du pays. Estimations de températures : un pédant nous affirme un petit -15°C, un chevelu quant à lui nous propose un -5 / -10°C et j’annoncerais tout au plus un -5°C. Tout ca pour dire : on se les gelait ! On a donc fini par trouver refuge dans un hotel pour quelques heures de sommeil difficiles ( sous un toit en tôle..) car nos pauvres corps de vaillant mousquetaires étaient congelés… Aucun membre perdus au réveil, donc tout allait pour le mieux ! Nous nous sommes alors armés de chaussettes en laine de lama et de gants pour les nuits futures, et notamment pour notre départ imminent pour le Salar d’Uyuni. Là encore, passage par agence obligatoire au risque de se perdre (eh oui, c’est un désert tout de même !). Après quelques inquiétudes concernant la venue de notre moyen de transport, nous avons débuté notre périple par le cimetière de train.. Eh oui, nous connaissions tous celui des éléphants, eh bien sachez que celui des vieilles locomotives ancestrales existe aussi !!!
Direction ensuite vers le tant attendu désert de sel… Pas de commentaires, les clichés suivants vous suffiront pour comprendre…
Désolé Cédric, mais si vous voulez voir quelque chose (ou comprendre...) il va
peut être falloir zoomer...
Petite nuit dans un hotel de sel ( oui oui, tout en sel !) avant de repartir vers le Sud-Lipez. Changement total de décors : déserts arides, Lagunes, mais toujours des petites arrêts
réparation auto en cours de chemin. Le 4x4 s’est avéré plus qu’utile cette fois-ci… Mais rien ne sert de trop en dire encore une fois, je vous laisse apprécier…
Au passage, petit message pour le Mont Blanc : tu nous fais pas peur ! ah ah ! Vous pouvez voir sur la photo suivante nos trois mousquetaires ( dans leurs jolis costumes !) à
5000 m d’altitude… Je vous laisse deviner celle du joli volcan en arrière plan…
Après une nuit en refuge à -15 / -20°C ( pas très chaud, je vous l’avoue…) nous nous sommes rendu dès l’aube, à 5h30 ( non, je ne vous mens pas, j’étais présent !) pour
aller se réchauffer auprès des geysers… La chaleur était là, et l’odeur sulfurique aussi !
Toujours dans ce même objectif de se réchauffer, on a continué notre route vers des bains thermaux très nature. L’idée du bain à 40°C nous tentait bien, mais ce sont les
conséquences en sortant qui nous ont repoussées… Vous trouverez peut être que nous sommes des petits poulets, mais les températures extérieures n’avaient pas beaucoup variées depuis la nuit
passée…
On a ensuite reprit la route vers Uyuni, en passant toujours par autant d’endroits insolites…
Direction l’Argentine pour continuer avec notre premier trajet bolivien sans encombre… Petit passage de frontière tranquille où le douanier s’est seulement interrogé sur ce que pouvait
être de la Biafine… On est alors passé par mon cher nord argentin pour que mes deux acolytes découvrent un peu ce lieu magique…
Nous sommes enfin arrivés à Jujuy ou nous comptions un peu nous reposer, chose qui fut faites après une sympatique soirée à la fois de retrouvailles et de rencontres avec Cristina et Griselda…
La suite des évènements était indécise… Il ne me reste que 15 jours, il a donc fallut faire un choix… Et ce n'a pas été une décision facile... La première solution était de reprendre la route avec les deux autres mousquetaires pour voir encore plein de paysages exceptionnels. La seconde, quant à elle, était de rester quelques jours à Jujuy avant de reprendre la route pour passer un peu plus de temps avec toutes ces persones qui me sont chères... Une chose simple a déterminé ma décision : les paysages seront toujours là, alors que cette ambiance qui s'est créée ne sera peut être plus... Vous l'aurez compris, je laisse mes deux compères se diriger seuls vers le sud Argentin...
Je vous redonne bientôt de mes nouvelles,
¡ Hasta Luego !
PS : - Merci pour tous vos petits commentaires qui font
toujours autant chaud au cœur, même par les plus grand froid !
- Vous auriez quand même pu me rendre visite, ce n'est pas si loin que ca ! (Merci Math,
jolie photo !)